Tenir un carnet : workflow du quotidien
Expérience
Bientôt deux mois que je tiens quotidiennement un carnet papier que je verse sur un site — public mais non communiqué.
Deux mois d'écriture régulière, mélange de leitmotiv, de work in progress, et tout simplement une place pour les idées qui me traversent l'esprit, souvent en lien avec mes lectures du moment.
La simplicité du Markdown comme pivot, le versement dans des fichiers comme temps de fixation nécessaire.
Quelques étonnements
J'utilise plus le papier que je ne l'aurai cru, et je suis bien obligé de reconnaître que cela change mon rapport à l'écriture — en regard de mon utilisation habituelle d'un dispositif numérique (laptop, smartphone, tablette, etc).
Recopier — plus que ré-écrire — et taper ce qu'il y a dans ce carnet est fastidieux, mais indispensable. Il y a véritablement un temps de décantation et de ré-interprétation : c'est salvateur, constructif et critique.
Cette pratique est assez addictive, bien que parfois frustrante parce qu'il n'y a parfois rien à écrire — et ce rien est complexe à gérer.
Les différentes phases comprises dans ce workflow permettent de laisser la place aux réflexions. Les contraintes papier et numérique forment un cadre qui — dans mon cas — me laisse suffisamment de place à la réflexion.